Secteurs prioritaires

Agriculture

L’agriculture représente environ 25 % du PIB. Les filières historiques – ylang-ylang, vanille, girofle – constituent des produits d’exportation à forte valeur ajoutée. Les Comores sont le premier producteur mondial d’huile essentielle d’ylang-ylang (Cananga odorata), utilisée dans la parfumerie de luxe. Le clou de girofle, concentré à Anjouan, demeure une source majeure de devises. La vanille Bourbon (Vanilla planifolia) bénéficie d’un positionnement premium.

Tourisme

Avec plus de 73 000 visiteurs annuels et plus de 200 M€ investis récemment dans l’hôtellerie, le secteur est en mutation. Le potentiel repose sur un patrimoine naturel exceptionnel dominé par le Karthala, l’un des plus grands volcans actifs d’Afrique. Les Jeux des Îles et le programme hôtelier national (objectif 4 000 lits) renforcent la dynamique.

Infrastructures et BTP

Plus de 135 M€ d’investissements publics sont injectés en 2025 dans les routes, l’énergie et les services essentiels. Le nouveau CHU El-Maarouf et la modernisation du port de Moroni figurent parmi les projets structurants.

Énergie

Avec 41 MW installés et un taux d’accès à l’électricité en progression, les Comores accélèrent leur transition énergétique. Les centrales solaires de Pomoni, Foumbouni et Mitsamiouli illustrent cette orientation. Le nouveau code des énergies renouvelables ouvre la voie aux investissements privés.

Numérique et services financiers

Le câble sous-marin 2Africa et une couverture mobile de 99 % préparent l’essor de l’économie digitale. La digitalisation bancaire et les solutions de mobile money accélèrent l’inclusion financière. Le projet « Moroni Financial Smart City » prévoit la création d’un fonds d’investissement et des instruments financiers innovants.

Un marché importateur à structurer

Avec 340 M€ d’importations annuelles, le pays offre également des perspectives commerciales immédiates : • produits agroalimentaires (38 % des importations) • produits pétroliers raffinés (27 %) • matériaux de construction • véhicules et pièces détachées Les investisseurs étrangers peuvent ainsi combiner substitution aux importations et production locale orientée export.

Un cadre juridique et fiscal compétitif

Le nouveau Code des investissements prévoit : • exonération des droits de douane sur équipements • impôt sur les sociétés réduit à 15 % • déduction des montants investis • couverture des risques via la MIGA L’environnement est sécurisé par le droit OHADA et des mécanismes d’arbitrage reconnus internationalement. consulter le code des investissments